mercredi 20 octobre 2021
Atelier de rédaction professionnelle - Avec la collaboration de Stéphane Laporte (Partie 1)
lundi 18 octobre 2021
Inauguration de la rampe d'accès du Centre de femmes L'Éclaircie
Je participe, depuis plusieurs mois, à un groupe d'échange pour femmes en situation de handicap. Ce groupe réunit une dizaine de participantes aux capacités et incapacités diverses, mais toutes mues par un désir inaltérable de s'émanciper le plus possible à l'intérieur de leur cadre de vie unique. L'idée de créer ce rassemblement bimensuel est venu d'une participante - Karine -, qui, pendant la pandémie, se trouvait isolée et ressentait le besoin de connecter avec d'autres personnes qui vivaient une situation similaire à la sienne. Karine en a alors parlé avec une intervenante de son centre de femmes - Lynda -, et ensemble elles ont mis sur pied Solidaire Hors-Série, un groupe Zoom ouvert à toutes les femmes handicapées du territoire québécois.
Quand le centre de femmes a inauguré sa rampe d'accès en septembre dernier, Lynda, qui savait que je suivais un cours en rédaction professionnelle, m'a demandé de prononcer un discours! Je ne serais pas la seule à parler, il y aurait aussi différents dignitaires (député, mairesse, directrice d'une association pour personnes handicapées, etc.), mais c'est à moi qu'on confiait le privilège de parler au nom des personnes à mobilité réduite, à qui cette rampe était principalement destinée. J'ai été extrêmement flattée qu'on pense à moi et qu'on m'octroie cet espace et cette liberté de parole. C'était l'occasion pour moi de mettre mon grain de sel, de semer des graines de réflexions sur des sujets qui me tiennent profondément à coeur, à savoir l'inclusion, la diversité, l'accessibilité. C'est donc sans hésitation aucune que j'ai accepté de relever le défi de rédiger et de prononcer une allocution à l'occasion de l'inauguration de la rampe d'accès du Centre de Femmes L'Éclaircie.
Un article a été publié dans le journal local au sujet de l'événement (avec une photo de moi et des passages de mon allocution).
Le Centre de femmes l'Éclaircie se dote d'une rampe d'accès
Et on a fait une vidéo de mon discours
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8 septembre 2021
Bonjour à tous,
Nathalie, Catherine, Lynda, merci de l'invitation! C’est avec beaucoup de plaisir que je me retrouve parmi vous aujourd’hui.
Je me sens privilégiée, comme femme handicapée, d’être ici cet après-midi, et de pouvoir prendre la parole. C’est une occasion plutôt rare pour une personne en situation de handicap, et femme, de surcroît. Les femmes handicapées sont parmi les personnes les plus vulnérables de la société. D’abord parce qu’elles sont du sexe féminin. Ensuite parce qu’elles ne sont pas en pleine possession de leurs moyens. Elles sont plus susceptibles de vivre dans la pauvreté, d’être isolées socialement et de subir de la violence conjugale. Les statistiques révèlent que plus de la moitié des femmes ayant une incapacité ont déjà subi de la violence. Parmi les éléments qui expliquent cette plus grande vulnérabilité, il y a, évidemment et tristement, une difficulté aussi élémentaire que celle d'accéder physiquement aux services dont elles auraient besoin. Ça, les femmes du Centre l’Éclaircie l’ont saisi. Elles ont compris que quelques marches d’escalier pouvaient priver des femmes fragilisées de leurs précieux services. Non seulement les femmes du Centre l’Éclaircie l’ont compris, mais elles ont agi, avec détermination, pour éliminer les obstacles physiques et rendre l’endroit accessible, accueillant et sécuritaire, pour toutes.
Combien de fois des personnes handicapées ont-elles accepté des situations qui ont mis leur sécurité ou leur intégrité en péril? On s’est habituées à des choses auxquelles on n’aurait jamais dû avoir à s’habituer. On s’est habituées à capituler devant une marche d’escalier. À l'intérieur, l'ambiance est bonne, la musique légère, les gens bavardent. Ce serait agréable, qu’on se dit en regardant par la fenêtre. Mais il y a cette marche. Un banal dénivelé comme on en trouve partout, qui sépare les personnes handicapées de la majorité des gens. D’autres fois ce dénivelé est presque surmontable, on se sent audacieux et optimiste! Mais l’endroit est plus étriqué que prévu : on a besoin d’aide. On finit par entrer, de peine et de misère, sous les regards curieux et les sourires embarrassés, la dignité en berne.
Il arrive aussi que dans les endroits publics, on doive utiliser des toilettes qui n’ont pas été conçues pour les personnes qui ont des limitations. On se demande chaque fois, avant de s’aventurer dans une de ces salles de bains, si elle sera sécuritaire. Si on ne risque pas de s’y casser le cou en s’accrochant au distributeur de papier de toilette, en l’absence de barres d’appui. Et inévitablement, on finit par se demander si on ne serait pas mieux de retenir cette inopportune envie jusqu’à notre retour à la maison. Ces questions d’accessibilité tourmentent les personnes handicapées chaque fois qu’elles sortent de chez elles. Vous comprenez qu’elles ne sortent pas souvent…
Je vais vous donner un exemple bien concret d’un lieu qui a été conçu pour des gens parfaitement valides : la salle de spectacle que je fréquente quelques fois par année. D’abord, je tiens à préciser que ce n’est pas une petite salle de brousse : c'est une salle de spectacle de renom, qui accueille nos meilleurs artistes. Or, dans ce bel endroit très convivial pour le commun des mortels, les personnes à mobilité réduite doivent entrer par l’arrière, où il y a une rampe, et attendre qu’un employé vienne ouvrir la porte, gardée verrouillée en tout temps. Pour rendre l’expérience encore plus accueillante pour les personnes handicapées, c’est à l’avant que se trouve le petit bistro pour les cocktails pré-spectacle, et c’est à ce même endroit que les artistes vont à la rencontre du public après le spectacle, pour des séances photos, signatures d’autographes et autres sympathiques contacts sociaux. Mais malheureusement cet espace de plaisir est relié à la salle de spectacle par… un escalier. Si, d’aventure, une personne à mobilité réduite souhaite s'adonner à ce genre de réjouissance sociale, elle doit ressortir par la porte arrière (celle avec la rampe) puis faire le tour du bâtiment en passant par le stationnement, et enfin refaire son entrée par la porte d’en avant. Vous me suivez? Difficilement?? Bienvenue dans l’expérience rockambolesque d’une personne handicapée!
Maintenant revenez ici, au Centre de femmes l’Éclaircie, un endroit neutre qui vous envoie un message clair : venez, en toute sécurité, et en toute intégrité, vous êtes ici chez vous. Au Centre l’Éclaircie, pas question d’entrer clandestinement par la porte d’en arrière ou de se ronger les sangs avant d’aller aux toilettes. Pas question de subir cette sournoise ségrégation et cette insidieuse humiliation. Non, ici, on entre par ce bel et grand accès, et on utilise une toilette adaptée à nos besoins. C’est donc l’esprit tranquille et avec la certitude d’être bien accueillie que je me suis rendue ici aujourd’hui, pour l’inauguration de la rampe et de la nouvelle salle de bains, deux éléments qui favoriseront, sans l’ombre d’un doute, l’inclusion des femmes handicapées dans la communauté.
En terminant, je lève mon chapeau aux femmes du Centre l’Éclaircie et à leurs partenaires, pour ces formidables réalisations, et j'émets le souhait que davantage de gens leur emboîte le pas, car c’est en prenant des initiatives comme celle-ci que nous créerons des communautés plus fortes et inclusives, où il fait bon vivre pour tous et toutes.
mercredi 13 octobre 2021
Zoom, l'allié des personnes à mobilité réduite
Durant la pandémie, j'ai découvert, comme la plupart des gens, les réunions Zoom. Alors que de nombreuses personnes ont perçu ce nouveau format de rencontres comme une contrainte, j'y ai vu, comme personne en situation de handicap, une fenêtre ouverte sur de nouveaux horizons.
Lorsque nous avons eu à rédiger un article informatif pour le cours "Écriture et médias", j'ai donc spontanément choisi de parler de Zoom et les personnes handicapées. La consigne était d'écrire un reportage avec entrevues sur un sujet d'actualité, ce qui m'enthousiasmait au plus haut point car je souhaitais ardemment connaître l'expérience d'autres personnes handicapées sur le virage numérique de la dernière année.
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19 avril 2021

par Joëlle Tremblay
mardi 28 septembre 2021
Plus d'empathie pour les personnes handicapées (article paru dans La Presse)
Dans le cadre du cours "Écriture et médias", nous avions à écrire une chronique sur un sujet libre et d'actualité. Écrire dans un contexte journalistique, c'est inévitablement rester collé sur l'actualité. Ces deux années de certificat ayant été marquées par la COVID-19, plusieurs de mes textes le sont aussi.
À mon grand désarroi, l'enseignante nous encadrait de façon très stricte, exigeant des textes courts, sous peine d'être pénalisés.
Ça m'a obligée à garder un fil conducteur très serré lors de l'écriture.
Exercice difficile, mais finalement très utile.
Cette même enseignante nous répétait souvent ceci : En journalisme, "il faut faire des choix."
C'est un conseil qui m'a beaucoup aidée à garder à distance cette tendance à vouloir parler de tout jusqu'à l'éparpillement.
Avec la consigne d'écrire une chronique sur un sujet libre et d'actualité, l'occasion était donc toute indiquée pour que je parle d'une situation qui me touche de près : celle du handicap et de la pandémie. Vaste sujet. Trop vaste pour écrire une seule page à double interligne comme le voulait la consigne.
FAIRE DES CHOIX. Il me restait à choisir un angle. Un seul.
L'empathie.
Je n'aurais jamais cru qu'écrire une seule page aurait pu être si long!
J'ai dû revenir mille fois à mon sujet, à mon angle. Au noyau de mon propos.
Et je l'ai fait.
Voici cette page, qui m'en a fait baver, mais dont je suis assez fière.
D'ailleurs, je l'ai envoyée à la Presse, qui l'a publiée! Double fierté.
Plus d'empathie pour les personnes handicapées
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22 février 2021
lundi 27 septembre 2021
Les canards de Matt
Pendant que je suis mes cours universitaires à temps partiel, je poursuis mon enseignement du français auprès d'étudiants qui habitent un peu partout autour du globe. J'étais en train de compléter un cours d'écriture et médias quand Matt m'a raconté une histoire si mignonne que j'ai eu envie de la mettre sur papier. Matt, c'est un étudiant anglais qui apprend le français avec moi de façon sporadique depuis plusieurs années. C'est toujours un immense plaisir de bavarder avec lui. Quand il m'a raconté son aventure avec une maman canard qui s'était installée sur son balcon pour y pondre ses oeufs, j'ai tout de suite visualisé l'article réconfortant qu'on pourrait trouver dans la rubrique "insolite" d'un journal. C'était, de plus, une formidable opportunité de mettre en pratique les règles d'écriture journalistique et tout ce que j'avais appris dans mon cours d'écriture et médias.
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dimanche 26 septembre 2021
Compte-rendu critique de « J'ai montré toutes mes pattes blanches je n'en ai plus »
samedi 25 septembre 2021
La vulgarisation d'un article
Dans le cadre du certificat de rédaction, j'ai suivi un cours de vulgarisation, qui avait pour but de nous apprendre à expliquer en mots simples des sujets complexes. Je me suis très souvent arraché les cheveux en faisant les travaux, car la schématisation d'un concept est un très grand défi pour moi. Même le faire à l'oral est difficile, alors quand il faut le passer à l'écrit en plus, c'est quasiment douloureux.
Pour le premier travail, il s'agissait de rédiger un article journalistique d'une page et demie à partir du texte How the pandemic defeated America du grand journaliste scientifique Ed Yong. Je ne sais pas si le prof voulait nous effrayer en partant, mais c'est l'effet que ça m'a fait quand j'ai lu ce long article écrit de main de maître, et en anglais!!
J'ai commencé, comme chaque fois, par m'indigner, par crier que je serais incapable et par penser abandonner le cours. Puis après cette inexorable ritournelle, je me suis assise à table avec mon café, résignée, et j'ai passé toute la fin de semaine à noircir des pages et des pages de notes, de liens, de réflexions. Je passe toujours au moins 2 jours dans un gribouillis mental assez opaque avant d'émerger vers un début de plan d'écriture.
Je ne sais pas si c'est normal, mais jusqu'ici, ça s'est toujours passé ainsi.
La consigne du travail était donc de trouver un angle et de rédiger un article journalistique à partir du texte d'Ed Yong.
J'ai choisi l'angle de l'isolationnisme des États-Unis.
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17 septembre 2020
Individualisme et pandémie ne font pas bon ménage
Photo tirée d'internet
“Il est infranchissable”, “c’est le plus puissant au monde”, “il a arrêté la COVID-19, il a tout arrêté”. Le président des États-Unis ne tarit pas d’éloges lorsqu’il parle de son “mur magnifique”, symbole suprême de sa politique “America first”. C’est pourtant cette même politique isolationniste qui a mis à genoux la première puissance mondiale et provoqué la mort de centaines de milliers d’Américains pendant l’épidémie du coronavirus.
Alors que la Chine faisait état d’un nouveau virus sur son territoire, les États-Unis se coulaient des jours heureux - du moins, d’un point de vue épidémiologique -, loin de la menace qui faisait déjà trembler l’Asie. L’auteur Ed Yong, dans son article « How the Pandemic Defeated America » paru dans la revue The Atlantic, explique cette rupture par le fait que Trump, dans une attitude individualiste et complaisante, avait retiré le pays de plusieurs institutions et partenariats internationaux. L’auteur rapporte aussi que depuis 2017, le président a choisi de couper les vivres aux épidémiologistes américains qui gardaient un œil sur le territoire chinois, particulièrement sensible à l’apparition de nouveaux virus. En congédiant ces antennes, Trump a isolé le pays et invalidé le système de surveillance qui aurait pu amortir la catastrophe.
La réponse initiale du gouvernement face au virus s’inscrit aussi dans l’attitude de repli des États-Unis de Trump : le président a entièrement basé sa stratégie d’éradication du virus sur la fermeture des frontières. Ed Yong relate les bévues de ce plan : les gens en provenance de la Chine, ciblés par l’interdiction d’entrer au pays, ont pu dévier leur itinéraire, passant par des zones souvent plus touchées. De plus, des annonces spontanées ont provoqué des mouvements rapides de voyageurs et créé d’importants foyers de contagion. Résultat : ces gens ont tous pu fouler le sol américain malgré une mesure en apparence aussi incontournable qu’un mur. Si cette stratégie d’isoler le pays semble à priori essentielle, elle aurait dû faire partie d’un plan global bien orchestré.
En somme, le comportement individualiste et les décisions unilatérales du gouvernement ont conduit le pays à la catastrophe sanitaire et sociale. Il n’y a pas de réponse simple à un problème compliqué. Et dans l’échelle des problèmes complexes, une pandémie trône sans contredit au sommet.
Aide médicale à mourir : ma collaboration avec MÉMO-QC
J'ai eu la chance, dernièrement, d'écrire un texte pour Paraquad , la revue de MÉMO-Qc. Rappelons que MÉMO-Qc, est un organisme qui...

